Devenir réalisateur n’est pas chose aisée, voici 3 conseils pour t’aider . 

 

Tout d’abors, qu’est-ce qu’un réalisateur ?

Il est le responsable artistique du métrage (film de fiction, documentaire, clip, film institutionnel, Youtube) et il peut être vidéaste ou cinéaste (cf. vidéo sur le sujet https://www.youtube.com/watch?v=_YTv2X7KQIQ&t=4s) mais nous n’évoquerons que le réalisateur cinéaste.

Réalisateur cinéaste, ce n’est pas un métier (contrairement à réalisateur vidéaste). C’est assez compliqué d’en vivre. Rares sont les personnes qui en sortant de formation se sont lancées pour devenir directement réalisateur, même s’il y a des contre-exemples (comme François Descraques qui est très rapidement devenu réalisateur après son BTS Image et a pu vivre de ses fictions).

Au final, quand on veut vivre de la fiction, il est très rare d’en vivre du jour au lendemain. Il est donc conseillé de trouver un métier à côté, idéalement dans l’audiovisuel.

 

1er conseil : Trouver un métier parallèle

 

Deux choix sont possibles :

 

– Devenir vidéaste : être cadreur ou monteur, réaliser pas mal de petits projets, des films institutionnels. Le vidéaste
est polyvalent, indépendant, il sait tout faire : cadrer, monter, il a aussi les bases du son, les bases nécessaires pour avoir une lumière propre, mais il n’a pas de spécialisation particulière. C’est la voie de la polyvalence.

– Choisir la voie de la spécialisation : le chef opérateur est spécialisé dans la lumière, dans l’image, il peut maîtriser toutes les caméras et les accessoires. En fiction, les accessoires sont beaucoup plus complexes qu’en vidéo classique où on tournera surtout avec des DSLR. Il y a des caméras avec énormément d’accessoires montés, beaucoup plus lourdes. On peut commencer comme assistant cam ou électro et se spécialiser dans l’image de fiction pour devenir chef opérateur.

Comme c’est compliqué de devenir directement réalisateur, il faut choisir un métier parallèle dans l’audiovisuel, en choisissant la voie de la polyvalence (devenir vidéaste) ou l’expertise pour se spécialiser par exemple dans l’image et devenir chef opérateur, assistant réalisateur, ou choisir la régie… Tous ces métier sont formateurs.

Personnellement, je tends vers la fiction. J’en ai réalisé quelques-unes sans jamais être payé. J’ai choisi la voie du vidéaste en créant ma société de production et mes clients sont des entreprises qui me demandent des films institutionnels.

 

2ème conseil : Multiplier les lieux de tournages

 

Faire ses propres tournages, ses propres fictions, de petits projets ET participer aux projets des autres, pour acquérir des compétences et agrandir son réseau.

 

3ème conseil : Se former

 

– Grammaire cinématographique : Le langage de l’image doit devenir une seconde langue. Il faut regarder
 énormément de films en ayant une lecture active, analyser comment le réalisateur a mis en scène son propos. Cela permet de développer son œil, son sens du découpage et sa créativité.

-Technique : Un réalisateur doit maîtriser la technique pour gérer les techniciens, savoir leur parler  et gagner leur respect. Maîtriser la technique permet aussi d’avoir conscience de ce qui est réalisable ou pas en fonction des moyens dont dispose l’équipe. Ce n’est pas nécessaire de devenir un expert, mais d’avoir les bases.

– Production : Se former pour développer ses compétences dans la gestion d’équipe. Connaître tous les documents : feuille de service, plan de travail, dépouillement, et savoir comment se passe un tournage. Il faut aussi développer un certain leadership pour que l’expérience soit la plus positive possible pour toute l’équipe.

Montage : savoir maîtriser un logiciel de montage et savoir monter. Au début, on n’a pas forcément de monteur, cela peut être un vrai handicap de ne pas savoir monter. En plus ça va développer tout ce qui est artistique, comme le sens du raccord.

Dernier conseil bonus : Avoir la « niaque » ! cf. livre « l’Art de la niaque » d’Angela Duckworth. Cette psychologue a étudié pendant des années quel était le critère qui favorisait le plus la réussite. Elle en a déduit que c’était la « niaque » : un mélange d’acharnement et de passion 🙂