Cette fois c’est décidé : vous allez tourner votre premier film ! Mais avant de commencer, il y a quelques points de base qu’il vous faut connaître !

Avant de se lancer dans la réalisation d’un film il faut bien évidemment avoir une idée, une histoire à raconter. Ayez bien à l’esprit que les règles et schémas suivants ne servent qu’à structurer l’histoire, et non pas à la rendre intéressante.

Voici quelques règles d’or du langage cinématographique :

  • Règle numéro 1 : baser son intrigue sur un seul fil conducteur bien défini, et ne pas en changer en cours de route ! Ceci peut paraître évident mais ça ne l’est pas toujours : dans un film il y a bien souvent des intrigues secondaires, mais l’intrigue principale doit toujours bien se démarquer. ;
  • Règle numéro 2 : Au cinéma, tout ce qui est montré à l’écran est montré pour une raison bien précise, et sert à faire avancer l’histoire (sauf si on s’appelle Hitchcock). Il faut toujours avoir en tête : « si un plan ou une scène n’est pas absolument nécessaire au film, alors il faut le ou la supprimer ». Cette petite règle vous permettra de garder votre film cohérent et d’éviter de trop vous disperser. ;
  • Règle numéro 3 : Au maximum, il ne peut y avoir qu’un seul évènement hors du commun au cours du film, qui sert le plus souvent à déclencher l’histoire, afin d’éviter que la vraisemblance de l’histoire soit remise en cause. Si un événement externe résout l’histoire de manière inattendue, on a affaire à un Deus Ex Machina, technique généralement à éviter..

La structure générale d’un film ressemble fortement à celle d’un roman. Tout d’abord un film est structuré autour de nœuds dramatiques. Ces derniers désignent les moments où l’émotion est la plus forte, les enjeux les plus décisifs. On appelle cela l’intensité dramatique. Autrement dit, qu’il s’agisse d’un film d’action ou d’un drame, l’intensité dramatique est censée représenter le rythme cardiaque de vos spectateurs !

Généralement, un film commence par une scène d’exposition qui sert à situer le décor. On voit le héros dans la vie courante, en situation « d’équilibre » (exemple : le héros se repose en jouant au poker gratuit en ligne. Vient alors l’élément perturbateur, c’est à dire un évènement qui va sortir le héros de cet état de paix (un méchant psychopathe tue sa femme) : c’est le premier nœud dramatique. Dès lors, l’objectif du héros sera de retrouver un état d’équilibre (il doit se venger). Cette quête va entrainer un certain nombre de péripéties. Celles-ci peuvent être ponctuées de nœuds dramatiques secondaires, qui sont des bouleversements de situation au milieu du film ou encore des révélations (le tueur était en fait son frère !). Dans la formule hollywoodienne, le film évolue ainsi jusqu’au climax, c’est le nœud où l’intensité est maximale (le méchant frère s’apprête à fusiller le héros qui est suspendu par une liane qui commence à céder au dessus d’un précipice de 200 mètres au fond duquel se trouve un torrent infesté par des crocodiles !). Puis vient la résolution, par laquelle le héros atteint le but qu’il s’était fixé (le héros fait un triple salto arrière et tranche la gorge du méchant !). Enfin, une scène de conclusion permet de montrer le héros qui a retrouvé sa situation d’équilibre.

Le partage c'est la vie ! 😉

Pin It on Pinterest

Shares